Au duc Jean

Rumm
Barzhoniezh
Yezh
Galleg
Orin
Paris, Didier et Cie Libraires, 1882
Treuzskrivañ
Sébastien Marineau
En hevelep levr :

TRADUIT DU BRETON (1)

Le duc Jean, dont la race est bonne,
Le duc Jean, compagnon joyeux,
Suça le lait d’une Bretonne,
Un lait plus sain que du vin vieux.

C’est un guerrier de belle taille,
Il est digne de ses aïeux ;
Il a toujours, dans la bataille,
Les pieds aussi vifs que les yeux.

L’avez- vous vu brandir sa lance
Sa belle lance d’acier clair ?
Tandis que son bras la balance.
Elle brille comme un éclair !

Sa bonne lame est bien trempée.
Le duc Jean n’a pas son rival ;
D’un seul coup de sa grande épée,
Il coupe en deux homme et cheval.

Frappe toujours avec courage,
Frappe toujours au premier rang ;
Tombe sur eux comme un orage,
Seigneur, lave-les dans leur sang.

Les boucliers et les rondaches
Contre toi serviront de peu :
Quand on hache comme tu haches,
On n’a de suzerain que Dieu !

— NOTES —

(1) Voyez, dans le Barzhaz-Breizh, un chant de guerre intitulé : le cygne.