Nouelou ancien (an) (01) : préface de Th. Hersart de la Villemarqué

    Ces textes sont la reproduction de documents en breton moyen qu’on déclare anciens dans une édition de 1650 (An Nouelou ancien ; 1 vol. in-16, Quemper-Caurentin, imprimerie de George Allienne ; Biblioth. Nation. Réserve Y. 6187). Il n’en reste pas d’autre copie, du moins à ma connaissance ; encore ont-ils été « accommodés et corrigés », de l’aveu de l’éditeur, Dom Tanguy Guéguen, prêtre, originaire du diocèse de Léon, en Basse-Bretagne : heureusement ses « accommodements et corrections » n’ont pas été graves, si j’en juge par les retouches qu’il avait déjà fait subir à d’autres textes bretons, en 1622. Il réimprima en effet, cette année-là, chez le même 
libraire, à Morlaix, sans défigurer les originaux, deux éditions gothiques, l’une de la Passion et de la Résurrection, qui a reparu de nos jours sous un titre nouveau (Le Grand Mystère de Jésus ; Paris, librairie académique Didier, 1865) ; l’autre de la Mort de la sainte Vierge et de la Vie de l’Homme (Poèmes bretons du moyen âge, 1879, même librairie). On ne sait à quelle époque il naquit. En 1622 il était organiste de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, et fut nommé curé de Plouguerneau, la paroisse la plus considérable du diocèse, peut-être en récompense de ses services comme musicien et comme collectionneur d’anciennes poésies pieuses (Biogr. bretonne, t. I, p. 852). 
    La présente transcription, qui paraît pour la première fois, avec une traduction tout à fait littérale, en regard du texte, a été utilisée récemment par M. Emile Ernault pour son savant Dictionnaire étymologique du breton moyen, couronné par l’Institut, le plus complet qui existe (Nantes, Société des Bibliophiles bretons, 1887 ; Paris, Thorin, rue de Médicis, 1888). Son numérotage des couplets des Noëls a été adopté afin de faciliter les références ; les interprétations du jeune maître ont plus d’une fois servi, ainsi que ses lectures, à son vieil ami ; celui-ci n’a donc pas besoin de donner de glossaire-index ; il renvoie en toute confiance à l’ouvrage du disciple de Zeuss et de M. Whitley Stokes. 
    Reste à remercier M. d’Arbois de Jubainville d’avoir demandé un travail qui permet a l’auteur de dire à la Revue Celtique, ou plutôt à la science même qu’il aime et qu’il servira jusqu’à la fin :

Extremum hunc, Arethusa, mihi concede laborem.

    Hersart de la Villemarqué,

    Membre de l’Institut

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Nouelou ancien (an) (01) : préface de Th. Hersart de la Villemarqué

Nouelou ancien (an)

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