l'Ouvrage :

1833. Les fils de la Révolution ont peur du vide… La société n’est plus centrée sur la personne du Roi, l’existence elle-même n’est plus centrée sur l’amour de Dieu et, pourtant, il faut bien croire en quelque chose, alors en quoi ?

Les Républicains vantent les Lumières, mais c’est pour justifier le pouvoir qu’il ont perdu, et les Royalistes exaltent le Christianisme, mais c’est pour légitimer le pouvoir qu’ils ont retrouvé… Le temps n’est pas à la sincérité.

Pourtant, un poète breton au moins fait exception, Édouard Turquety, et c’est son ami Émile Souvestre qui se fait ici son meilleur critique :

Ce cri d’une âme naïve, qui ne rougissait d’aucune de ses adorations et proclamait chaque article de la vieille foi en répétant « je crois » parut quelque chose d’étrange.

Les uns furent édifiés, les autres surpris : mais tous s’intéressèrent. Puis, il y avait au milieu de ces croyances, trop loyales pour rougir d’elles-mêmes, de tendres retours vers les affections de la terre. Le chrétien n’avait point tué le jeune homme. Après les prières ferventes, venaient les plaintes d’amour.

C’était quelque chose comme ces mélancoliques sônes du cloarec breton, dont nous avons parlé ailleurs, la confession d’un cœur allant sans cesse de Dieu à la femme et de la femme à Dieu.

Amour et foi
Auteur : 
Turquety, Édouard (1807-1867)
Genre : 
Poésie
Langue : 
Français
Source : 
Paris, Ambroise Bray, sans date (édition par Émile Souvestre)
Transcription : 
Marineau, Sébastien
Note : 
Ouvrage complet

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