Jean-Marie Le Jean

ou Eostig koad an noz, Barzh koad an noz, Kloareg koad an noz, Ar Yann

(Plounérin, 16 juin 1831 - Paris, 24 janvier 1877)

La vie de Jean-Marie Le Jean n'est pas très heureuse. Il ne sait pas qui est son père et doit prendre le nom de sa mère. Il est maître d'école (1853) mais ne fait pas carrière. Il se retrouve veuf deux fois, l'année suivant son mariage (1858) puis l'année même de son mariage (1859), perd sa fille (1861) puis se remarie (1870) avant de se séparer deux ans plus tard... Il sombre alors dans l'alcoolisme, démissionne (1875) et part à Paris, où il meurt dans le dénuement.

Jean-Marie Le Jean n'en est pas moins un homme des plus honorables : il est l'un des protégés de Jean-Marie Le Scourr, participe au Congrès interceltique de Saint-Brieuc (1867), et entre au Breuriezh Breizh-Izel à sa création (1869).

Jean-Marie Le Jean est un auteur breton très apprécié de son temps : ses poésies sont publiées dans plusieurs journaux comme La revue de Bretagne et de Vendée et Le conteur breton, sans compter ses publications sur feuilles volantes. L'évêque de Saint-Brieuc, Mgr David, l'a même chargé de traduire le Parroissien romain en breton, ce qu'il a fait... avant que sa traduction ne disparaisse dans un incendie ! Jean-Marie Le Jean aurait sans doute mérité beaucoup mieux.


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