Jean-Marie Le Joubioux

ou Talmor

(Ile d'Arz, 2 février 1806 - Vannes, 3 mars 1888)

Monseigneur Le Joubioux

Jean-Marie Le Joubioux naît dans une pauvre famille de marins pêcheurs, mais il est distingué par le recteur de l'île d'Arz qui l'envoie au petit séminaire puis au grand séminaire de Vannes. Il est ordonné prêtre en 1828.

Jean-Marie Le Joubioux est d'abord enseignant à Vannes, mais sa santé défaillante le pousse à voyager en Italie, ce qui lui vaut d'être nommé secrétaire de l'évêque de Vannes qui a besoin de quelqu'un pour le représenter à la cour pontificale.

Jean-Marie Le Joubioux en revient avec le titre de Monsignor ou Monseigneur ! Il en revient aussi avec beaucoup de souvenirs d'Italie, souvenirs qui se retrouvent aussi dans son oeuvre.

La littérature bretonne

C'est au petit séminaire de Vannes que Jean-Marie Le Joubioux fait la connaissance d'Auguste Brizeux, et qu'ils deviennent amis. Tous deux appartiennent à la génération qui fait renaître la littérature bretonne de ses cendres.

Ainsi, Jean-Marie Le Joubioux et Auguste Brizeux publient leur recueil de poésies la même année (1844), le premier avec Doue ha mem bro ou Doue ha ma bro et le second avec le fameux Telenn Arvor.

Jean-Marie Le Joubioux préfigure Jean-Pierre Calloc'h : tous deux sont nés dans une île, dans une famille de marins pêcheurs, tous deux restent fidèles au dialecte vannetais, et surtout tous deux comblent le vide du moi par une grande ardeur religieuse.

Jean-Marie Le Joubioux soutient également d'autres auteurs bretons, et c'est avec son aide que le père Guillaume publie Levr al labourer et Gwerzennoù evit eskopti Gwened. Jean-Marie Le Joubioux est ainsi une personnalité marquante de la littérature bretonne du XIXème siècle.


Le projet Daskor a publié les ouvrages suivants :


association Daskor Breizh
06.11.32.35.32.
36, rue Basse, 29600 Morlaix