Charles Le Goffic

(Lannion, 14 juillet 1863 - Lannion, 12 février 1932)

Charles Le Goffic naît dans une famille modeste mais relativement cultivée pour son époque (ses parents tiennent une librairie), et il devient lui-même professeur. Ses affectations le ballottent un peu partout, mais son amour de la Bretagne le mène au régionalisme. Il entre au Gorsedd et devient vice-président de l'Union Régionaliste Bretonne.

Ce régionalisme plaît aux réseaux maurrassiens : Charles Le Goffic collabore avec Maurice Barrès, puis à l'Action Française, avant d'être élu à l'Académie Française en 1930. Cependant, cette réussite à un prix et, comme Anatole Le Braz lui-même, Charles Le Goffic doit ainsi renier ouvertement la langue bretonne : il n'écrit qu'en français...

On ne manque certes pas d'auteurs bretons écrivant dans les deux langues à cette époque, et certains auteurs écrivent même des œuvres bilingues, comme Jean-Pierre Calloc'h et Toussaint Le Garrec par exemple, mais ces auteurs bretons n'ont pas fait carrière, comme on dit.

Charles Le Goffic a écrit de très nombreux romans. Certains se lisent encore volontiers aujourd'hui, ne serait-ce que par leur valeur documentaire, comme La crise sardinière (1907), mais d'autres ont beaucoup vieilli. Ironie du sort, Charles Le Goffic ne s'est pas illustré par le genre roi de la langue française, le roman, mais par celui de la langue bretonne, la poésie.


Le projet Daskor a publié les ouvrages suivants :


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