Pierre Désiré de Goesbriand

(Lannurvan, 24 juillet 1784 - Lannurvan 5 juin 1853)

Faire renaître la littérature bretonne de ses cendres

Le marquis Pierre-Désiré de Goesbriand appartient à l'une des plus nobles familles de Bretagne: elle remonte au moyen-âge, comprend un combattant à la bataille de Saint Aubin-du-Cormier, plusieurs capitaines de Morlaix et un lieutenant-général des armées du roi.

Mais les temps changent avec la Révolution française : alors que la Bretagne disparaît comme entité politique, elle réapparaît comme entité culturelle, et Jean-Marie Le Gonidec fait alors renaître la littérature bretonne de ses cendres.

La renaissance d'une littérature passe alors par la traduction d'oeuvres universelles, comme la Bible et les Fables : il s'agit de prouver que la langue bretonne peut prendre une forme « classique » et faire aussi bien que les autres langues.

Alors que Jean-Marie Le Gonidec se lance dans la traduction de la Bible (en fait du Nouveau Testament), Pierre Désiré de Goesbriand se joint au mouvement et se lance dans l'adaptation des fables (1836) et (noblesse oblige) d'un poème médiéval sur le combat des Trente (1837).

La langue bretonne se cherche alors un peu, et Pierre Désiré de Goesbriand en profite pour donner à son oeuvre un style très particulier, un style fin, racé et faussement archaïque, un peu sur le modèle du style « troubadour » de la même époque.

L'adaptation des fables surtout est une très belle réussite : le vocabulaire est purgé des emprunts au français qui l'empoisonnaient jusque là, et le ton elliptique et moqueur rappelle à merveille celui de Jean de La Fontaine.


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