Gabriel Milin

ou Ab Breizh, Laouenan Breizh

(St Pol-de-Léon, 3 septembre 1822 - Ile de Batz, 27 novembre 1895)

Le Léon et le large

Gabriel Milin naît dans une famille de métayers relativement aisés et son oncle, le recteur de Santec, lui apprend un peu de français, de latin et de grec. Il entre à l'école de Saint Pol-de-Léon. A cette époque, l'école n'est pas obligatoire et elle conduit bien souvent au grand séminaire... mais Gabriel Milin n'y reste que quelque mois et trouve un emploi d'écrivain comptable au port de Brest (1847).

Une passion pour la littérature bretonne

Gabriel Milin s'enthousiasme très tôt pour la littérature bretonne : il traduit les satires de Boileau en breton alors qu'il est encore à l'école, et les marins qu'il rencontre à l'occasion de son travail au port de Brest lui transmettent une matière qu'il va transposer dans des poésies comme Bugale ar pesketaer et surtout dans des contes comme Ar pesketaer bihan.

Gabriel Milin se lie avec d'autres écrivains bretons : il entre à l'Association académique de Brest (1858) et il se met à publier en breton seul, ou en collaboration avec son ami le colonel Troude. Il prend sa retraite (1882) et reprend la direction du journal Feiz ha Breizh quelques années plus tard (1883), mais ne parvient pas à le redresser (il cesse de paraître en 1884).

Gabriel Milin est un catholique fervent : en plus de la direction de Feiz ha Breizh, il consacre une grande partie de son œuvre à des ouvrages pieux (Jezuz skouer ar Gristenien, traduction des psaumes...). Sa postérité n'est pas seulement littéraire puisqu'il s'est marié trois fois et a eu... treize enfants.


Le projet Daskor a publié les ouvrages suivants :


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