Adrien de Carné

ou Barzh an Arvor

(Brest, 5 décembre 1854 - Bourg-la-Reine, 13 janvier 1943)

Le comte Adrien de Carné-Carnavalet appartient à l'une des plus vieilles familles de Bretagne, mais il fait des études de droit, devient avocat, et c'est moins le noble que le juriste qui se retrouve tout le long de son œuvre.

Du théâtre en breton...

Adrien de Carné-Carnavalet écrit beaucoup de pièces de théâtre en breton (plus d'une soixantaine). Il s'agit de petites pièces souvent comiques dont un certain nombre se lit encore volontiers aujourd'hui.

En effet, même si Adrien de Carné-Carnavalet ne cherche guère à faire preuve d'originalité (la plupart de ses sujets sont empruntés aux littératures étrangères), sa mise en scène est rigoureuse, sa langue est à la fois simple et concise, et c'est sans doute lui qui a fait l'usage le plus « classique » de la langue bretonne.

Les pièces de théâtre d'Adrien de Carné-Carnavalet conviennent donc tout particulièrement aux apprenants, plus généralement à tous ceux qui souhaitent soigner leur expression, et c'est pourquoi nous en avons publié quelques unes.

...à la poésie en français

Adrien de Carné-Carnavalet écrit en outre beaucoup de poésies en français. Ce sont des poésies d'un style beaucoup plus recherché cette fois, où l'érudition rime sans cesse avec le lyrisme. Adrien de Carné-Carnavalet se place ainsi dans le sillage de Charles-Marie Leconte de Lisle, même s'il ne connaît pas le même succès.

Le fait qu'il ait ainsi écrit en breton les œuvres qu'il jugeait secondaires, et qu'il ait écrit en français les œuvres où il émettait cette fois une prétention littéraire, est malheureusement assez révélateur...


Le projet Daskor a publié les ouvrages suivants :


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