Jean Cadiou

(Guerlesquin, 7 février 1834 - après 1897)

De la révolte à la littérature bretonne

Jean Cadiou a souffert d'une enfance assez rude, si l'on en croit certaines de ses poésies. Il est envoyé à Saint-Pol-de-Léon, puis à Quimper, où il est ordonné prêtre (1859).

Jean Cadiou est alors nommé à des fonctions très diverses : d'abord régent (aujourd'hui proviseur adjoint) à Pont-Croix, puis curé à Plouvorn (1861) puis à Crozon (1863), puis aumônier de marine (1867)...

Ces changements d'affectation trahissent peut-être déjà un manque de vocation. Quoiqu'il en soit, Jean Cadiou commence par se joindre à la contestation qui suit le Concile Vatican I (1870).

Puis Jean Cadiou va beaucoup plus loin : non seulement il rompt avec l'église, à l'exemple de son ami le père Hyacinthe, mais il se fait même protestant et part à Genève (1874).

C'est paradoxalement lorsque Jean Cadiou quitte la Bretagne qu'il se met à écrire en breton : des poésies satiriques, où il tourne en dérision l'Église et les dogmes qu'il a reniés, comme le Purgatoire.

Sa contribution à la littérature bretonne est limitée : deux ouvrages seulement, E Breizh-Izel (1885) et Ivona (1886), mais elle dénote pour le moins avec le cléricalisme ambiant, même s'il s'agit plus d'une antireligion que d'un véritable laïcisme.


Le projet Daskor a publié les ouvrages suivants :


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