Auguste Brizeux

(Lorient, 12 septembre 1803 – Montpellier, 3 mai 1858)

Auguste Brizeux vit une enfance solitaire : il est orphelin de père, et sa mère le confie à un précepteur, puis aux collèges de Vannes puis d'Arras et, enfin, à l'université de Paris. Toutefois, Auguste Brizeux ne se lance pas dans la carrière judiciaire à laquelle il était destiné, et il se met à écrire.

Auguste Brizeux connaît le succès avec son roman Marie (1831), puis avec son recueil de poésies les Ternaires (1841), et il connaît enfin la consécration avec son poème Les Bretons, qui est couronné par l'Académie française grâce au soutien d'Alfred de Vigny et de Victor Hugo lui-même (1845).

Toutefois, Auguste Brizeux fréquente également le milieu des Bretons de Paris, où Jean-Marie Le Gonidec et ses amis s'enthousiasment pour la Bretagne, pour sa langue et pour sa littérature. C'est là qu'il fait la rencontre de Théodore Hersart de la Villemarqué.

Et c'est bien dans la littérature bretonne qu'Auguste Brizeux laisse son empreinte. En effet, c'est dans Marie que l'on trouve pour la première fois une personnification de la Bretagne à travers la femme aimée, personnification que l'on retrouve bien des années plus tard dans les Annaig de Narcisse Quellien et de Pierre Pronost par exemple.

Enfin, et surtout, c'est Auguste Brizeux qui a introduit l'inspiration personnelle en breton avec Telenn Avor (1844). C'est un recueil de poésies dont le succès sera considérable dans les milieux bretonnants, à tel point qu'il sera encore célébré par Toussaint Le Garrec dans Mouezhioù an abardaez-noz (1939) !


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